Protection sociale étudiante - Les aides finacières de l'ACS

Les conseils pour bien choisir sa complémentaire santé

 

Une complémentaire santé est primordiale pour ne pas avoir à supporter des frais de soins trop importants, après le remboursement de la Sécurité sociale. Quelles questions faut-il se poser pour bien la choisir ?

 

1. Puis-je rester couvert par la complémentaire santé de mes parents ?

Seule l’adhésion à la Sécurité sociale étudiante est obligatoire (voir fiche pratique "La protection sociale étudiante : tout ce que vous devez savoir pour faire face au mieux à vos dépenses de santé" ).

Vous n’avez pas d’obligation de souscrire votre complémentaire santé auprès d’une mutuelle étudiante. Vous pouvez rester affilié à la complémentaire santé de vos parents aussi longtemps que celle-ci le permet. En effet, certains assureurs fixent une limite d’âge de couverture des enfants (entre 19 et 27 ans selon les assureurs). Passé cette limite, vous devrez souscrire seul une complémentaire santé chez la mutuelle de votre choix.

En moyenne, il reviendra moins cher pour un étudiant de rester couvert par ses parents que de prendre une complémentaire seul (pour une même offre dans la même mutuelle).

 

2. Quelle est la complémentaire la mieux adaptée à mes besoins :

  • A. Si je veux faire face uniquement aux soins courants et à l’hospitalisation ?
    Les soins courants et l’hospitalisation sont couverts par toutes les complémentaires. Il existe des solutions couvrant uniquement les frais d’hospitalisation. Il est tout de même préférable de prendre des formules remboursant également les consultations et soins de médecins généralistes et spécialistes. Pour cela, les offres d’entrée de gamme des mutuelles étudiantes, à moins de 10 € par mois, sont les plus intéressantes.
  • B. Si je consulte des médecins généralistes ou spécialistes pratiquant des dépassements d’honoraires ?
    Une partie des généralistes et spécialistes (médecins de secteur 2) est autorisée à pratiquer des dépassements d’honoraires, c’est-à-dire à exiger un tarif plus élevé. Ces dépassements ne sont pas remboursés par l’assurance maladie. Ils ne le sont pas non plus par les complémentaires santé les moins chères.
    Si vous consultez régulièrement des médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires (votre gynécologue, par exemple), il peut être intéressant de choisir une complémentaire santé qui les rembourse. Pour cela, veillez à ce que la prise en charge des consultations soit supérieure à 100 %.  Pour être bien couvert, cherchez une complémentaire santé qui vous couvre à 150 % minimum.
  • C. Si j’ai des dépenses en optique et en dentaire : consultations, soins, lunettes, lentilles, prothèses ?
    Les remboursements de la Sécurité sociale en optique et en dentaire sont assez faibles au vu des dépenses engagées.
    En optique, l’assurance maladie vous remboursera en moyenne 10 € par paire de lunettes (monture + verres). Il est donc primordial d’avoir une couverture en optique pouvant prendre en charge ces frais. Pour une couverture moyenne, il faut choisir une garantie d’environ 100 € de remboursement pour monture et verres et 140 € pour des prothèses dentaires.
    En cas d’importantes dépenses régulières ou à venir, veillez à bien comparer les offres des mutuelles généralistes qui proposent des prix plus abordables que les mutuelles étudiantes. Enfin, certaines mutuelles proposent des options spécialement conçues pour l’optique et le dentaire afin de bénéficier de remboursements plus importants (voir comparateur complémentaires santé).

 

3. Une surcomplémentaire : pour quoi faire ?

Une surcomplémentaire est une couverture qui vient en supplément des remboursements de votre mutuelle. Elle vous permet de compléter vos remboursements sur des dépenses particulières qui ne seraient pas ou pas assez couvertes par votre complémentaire santé ou celle de vos parents. À titre d’exemple, les surcomplémentaires proposent des forfaits pour des vaccins, des préservatifs, de la contraception ou même l’assurance responsabilité civile.

Contrairement à une complémentaire santé, la surcomplémentaire n’est pas indispensable pour un étudiant car elle ne concerne pas des dépenses essentielles (vous pourrez par exemple obtenir une assurance responsabilité civile par votre assureur logement ou l’assureur de vos parents, etc.).

 

 

Les aides financières

 

Une complémentaire santé est utile pour être mieux remboursé de vos dépenses de soins. Cette assurance peut être coûteuse mais, selon vos revenus, vous pouvez bénéficier d’aides financières.

 

Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS)

Quelle aide ? L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) est une aide accordée par l’assurance maladie, pour souscrire une complémentaire santé. Concrètement, elle prend la forme d’un bon d’achat de 200 € par an, que vous remettez à votre complémentaire santé au moment de la souscription. Vous n’aurez alors qu’à payer la différence !

Pour qui ? L’ACS est délivrée sous conditions de ressources. Par exemple, pour un étudiant seul, vos revenus doivent être inférieurs à 874,25 € par mois (1).

Si vos parents y ont droit et que vous êtes encore à leur charge, vous en bénéficiez automatiquement.

Si vous souhaitez faire une demande individuelle d’ACS, basée sur vos seuls revenus, vous devez être détaché du foyer fiscal de vos parents (c’est-à-dire que vous faites votre propre déclaration de revenus à l’administration fiscale).

Comment l’obtenir ? C’est la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de votre lieu de résidence qui sera votre interlocutrice. Envoyez-lui votre dossier

(disponible ici : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/formulaires/S3715.pdf), accompagné des documents demandés.

L’assurance maladie vous délivrera votre bon d’achat de 200 € par an, à présenter à votre assureur. Il est valable 6 mois, et vous pouvez l’utiliser même si vous êtes déjà assuré.

Pour contacter votre caisse d’assurance maladie : www.ameli.fr/assures/index.php. Renseignez si besoin votre code postal (en bas de page).

 

Les aides des collectivités locales

L’ACS existe partout en France. Ce n’est pas le cas d’autres aides financières, créées par une partie des régions et des départements.

Quelle aide ? Sur le même principe que l’ACS, des collectivités locales (conseils régionaux ou conseils généraux) proposent des aides pour l’acquisition d’une complémentaire santé. Ces aides sont généralement de 100 € par an et par étudiant.

Pour qui ? Les bénéficiaires sont principalement les étudiants boursiers sur critères. Vous ne devez pas bénéficier en même temps d’une autre aide pour l’accès à une complémentaire santé (comme l’ACS).

Certaines collectivités offrent cette aide plus largement, à l’exemple du conseil régional Pays de la Loire qui propose un pass 15-30 ans à tous les jeunes de la région. Il comprend différents services, dont une aide pour la première souscription à une complémentaire santé.

Comment l’obtenir ? Pour bénéficier de ces aides, vous devez en faire la demande auprès des conseils régionaux ou généraux, avec les pièces justificatives requises. Consultez les sites Internet des collectivités pour connaître les détails. Selon les régions et les départements, la demande doit être faite avant ou au cours de l’année universitaire.

Cette aide sous forme d’attestation ou de chèque est à faire valoir auprès des complémentaires santé en partenariat avec la région. Vous y retrouverez quasi systématiquement les 2 mutuelles étudiantes, ainsi que d’autres complémentaires. Les listes sont mises à jour chaque année, assurez-vous de souscrire dans une mutuelle partenaire de la région.

 

 

(1) Assurance maladie, au 1er juillet 2012



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